jeudi 31 décembre 2020

+2° en 120 ans

Les températures moyennes en France métropolitaine n'auront jamais été aussi élevées depuis le début du XXème siècle.

C'est Météo France qui le dit ici.


 

Une évolution qu'il est facile de constater à Fontainebleau tant les différents points d'eau disséminés dans la forêt ont souffert cette année. Par exemple la Mare aux Fées qui, de mémoire contemporaine, n'avait jamais été quasi asséchée pendant de longues semaines.


 

Ceux qui connaissent l'endroit depuis peu de temps pourront mesurer facilement l'évolution catastrophique de cette mare en sachant qu'il y a 35 ans, à l'automne, elle recouvrait souvent une partie de la route du Chêne Pinguet qui la jouxte.

A ce rythme, on comprend que certaines essences d'arbres dépérissent à Fontainebleau. Le stress hydrique, provoqué par les récentes sécheresses estivales, qui se répercute sur les boisements avec une latence d'un ou deux ans, va provoquer dans les années qui viennent de lourds dégâts.

Par ailleurs, l'impact de ces sécheresses et de l'assèchement des points d'eau qu'elles provoquent se répercute inévitablement sur la faune forestière. Même si l'on évalue mal pour le moment les conséquences de ce manque d'eau, il faudra probablement prévoir dans les années qui viennent des actions localisées d'abreuvement si nous souhaitons conserver de la biodiversité dans nos espaces forestiers. A la condition évidente que la présence d'une grande faune dans nos contrées demeure un objectif partagé par les différents acteurs... Ce qui est loin d'être acquis.

 

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