mardi 23 janvier 2018

Foire aux enfants, l'ignoble saccage.

Etats-Unis.

Des enfants dont les parents adoptifs ne veulent plus, sont contraints de parader devant de potentiels "acquéreurs" pour trouver une nouvelle famille :



C'était dans un reportage "Sept à Huit" ici disponible.

Tout est évidemment payant, en milliers de dollars.

Le principe de base du commerce est respecté : mettre en relation l'offre et la demande, dans une parade grotesque, croiser la souffrance d'adultes en mal d'enfant et la souffrance d'enfants en mal de parents. Au rythme où vont les choses, les enchères ne sont pas loin.

Destruction totale de l'individu immature. Quel avenir pour ces enfants adoptés puis "dés-adoptés" qui ne trouveront pas "preneur" lors de ses ignobles séances promotionnelles ? Quelle plaies béantes cette succession de quasi maltraitances psychologiques laisseront-elles chez ces jeunes ? Quel avenir pour eux en tant qu'adulte, quelle stabilité émotionnelle ?

Que dire de ces adultes, "acquéreurs potentiels" qui assistent à de telles mascarades sinon que le seul fait d'en accepter le principe devrait les disqualifier définitivement du droit à l'adoption ?

Que penser de ces officines de "placement" qui proposent aux adoptants un retour de la "marchandise" si elle ne convient pas - en anéantissant de facto l'obligation parentale d'entretien et d'éducation ?

Oui vraiment, le monde ultra-libéral qui se profile nous réserve de splendides réjouissances. Une profonde nausée persistante.

Respect du vivant... Quant on en arrive à cela, à ce tel degré d'avilissement, comment encore parler d'écologie, de bio-diversité et de décroissance ? Comment respecter la faune et la flore, les ressources naturelles, les réserves hydriques ? Qu'est-ce qu'une société qui cache ses vieux et ne protège plus ses enfants ?

TeilhardP 1947.jpg

Pierre Teilhard de Chardin


Teilhard de Chardin écrivait que "En somme, on pourrait dire que la foi en l'Homme, de par son universalité et son "élémentarité" réunies, se découvre à l'examen comme l'atmosphère générale au sein de laquelle peuvent le mieux (ou même seulement) croître et dériver l'une vers l'autre, les formes supérieures, plus élaborées, de croyance auxquelles nous participons tous à des titres divers." et de conclure de fort belle manière que "tout ce qui monte converge inévitablement".

Et si l'Homme avait aujourd'hui davantage foi en l'argent qu'en lui-même, devrait-on en conclure que cette forme inférieure de croyance précipitera inévitablement l'humanité dans la régression et la divergence du chacun-pour-soi ?

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