samedi 2 janvier 2016

Lâcher de salauds en Forêt de Fontainebleau ?

Difficile depuis quelques temps de se balader en forêt de Fontainebleau sans butter sur un dépôt sauvage d'ordures. 

Route Desquinemare, janvier 2016

Comme il fallait s'y attendre, la politique locale du traitement des déchets est si discutable, en partie à cause du désengagement de l'Etat, qu'elle incite certains à s'affranchir des règles les plus élémentaires du "vivre ensemble". Ces salauds (résolution est prise en 2016 d'appeler un chat un chat) semblent vouloir aller jusque parfois profondément en forêt pour y abandonner lâchement leurs immondices.

Ces actes sont évidemment parfaitement inqualifiables et chacun d'eux mériterait une punition bien plus exemplaire que les quelques centaines d'Euros récemment demandés à un condamné pour des faits similaires.

Malheureusement, la voie libérale que le SMITOM semble vouloir emprunter en faisant de nous des consommateurs captifs (car il faut bien toujours consommer un minimum et se débarrasser proprement de ses déchets) qui paieraient un service par ailleurs déjà financé par les impôts locaux, n'augure rien de bon pour les années qui viennent. Il est à craindre que les salauds se multiplient et que les économies réalisées par le SMITOM ne soit finalement prises en charge par l'ONF, déjà exsangue budgétairement, contraint d'assumer le nettoyage de ces dépôts sauvages.

Demain, notre forêt aux sept statuts de protection deviendra-t-elle une décharge à ciel ouvert ?

Un début de solution peut-être : des heures de TIG en forêt pour les pollueurs et autres grands excès de vitesse auraient une vertu "pédagogique" indéniable.