lundi 6 janvier 2020

Fontainebleau : merci la forêt !

Fontainebleau vient d'apparaître au deuxième rang des villes de plus de 10.000 habitants les plus agréables de France dans un classement effectué par le site L'internaute.
La République de Seine et Marne nous apprend dans cet article que c'est grâce essentiellement à son environnement forestier noté 20/20 (on a cherché cette note en vain sur le site internet mais faisons confiance au rédacteur de l'article).


Ceci rappelle, s'il en était besoin, le profond attachement des bellifontains (et de tous les franciliens) à cette magnifique forêt et son rôle essentiel dans l'épanouissement et la qualité de vie des populations avoisinantes. Il est primordial que nous fassions tous les efforts nécessaires, individuellement et collectivement, à sa préservation et que nous demeurions vigilants face aux différents intérêts qui pourraient lui nuire.

C'est ce que je tente de faire modestement avec ce blog et mes quelques photographies régulièrement diffusées. J'en profite pour remercier ici ceux qui me suivent et tous les amoureux de la forêt qui diffusent autour d'eux l'idée de respect du vivant et de l'émerveillement, essentiels à la sauvegarde de la nature et, sans aucun doute, de notre espèce.

samedi 4 janvier 2020

Vincent Munier, éternel émerveillé

Magnifique documentaire sur Vincent Munier qui ravira tous les amoureux de la nature. Ceux qui essaient de photographier le lynx depuis des années trouveront dans cette vidéo leur Saint Graal ; et plein d'autres images somptueuses.



mardi 31 décembre 2019

Optimisation économique en Forêt des Trois Pignons

L'Office national des Forêts (ONF) est aux abois. Contraint de répondre aux injonctions de son ministère de tutelle qui lui impose un drastique équilibre financier, son personnel, bien conscient de jouer là sa survie, tente d'imposer les moyens nécessaire à l'expansion de l'exploitation économique des espaces forestiers dont il a la gestion, y-compris ceux qui relèvent de multiples status de protection comme c'est le cas à Fontainebleau et pour le massif des Trois Pignons qui jouxte l'illustre domaniale.

Il ne faut évidemment pas se réjouir d'une hypothétique disparition de l'ONF tant il est évident que l'aire du temps y substituerait un prestataire privé dont l'objectif de préservation biologique et paysagère ne serait qu'extrêmement relatif. Il convient donc d'être vigilant et de veiller à ce que certaines décisions, intégrant les considérations précédemment évoquées, ne viennent mettre en place à Fontainebleau, et à se périphérie, des usages et techniques sylvicoles qui mettraient en péril ce qui fait l'intérêt et la beauté de nos forêts.

C'est justement ce travail qui a été fait par l'association "L'Avenir du Vaudoué" qui, s'inquiétant à juste titre, d'un projet d'opérations sylvicoles dans la forêt des Trois Pignon, a réussi à regrouper plus de 3000 signatures sur sa pétition : https://avenirduvaudoue.files.wordpress.com/2019/12/avdv8_v2-4.pdf.

Un article de la République de Seine et Marne traite du sujet ainsi que le site Reporterre.



Les traits rouges parallèles inscrits sur cette carte représentent des layons de 4 mètre de large - ou des chemins d'accès - espacés de 24 mètres et réservés aux véhicules sylvicoles, que projette de tracer l'ONF pour permettre un accès plus facile aux engins forestiers. Selon l'ONF, ils seront percés en forêt, au prix d'abattages, « dans un souci de protéger les sols en limitant la surface parcourue par les engins et en canalisant la circulation toujours au même endroit ».

On remarquera qu'encore une fois l'ONF coupe des arbres pour protéger la forêt... Comme elle effectuait des coupes à blanc il y a peu pour "mettre en valeur" un chaos rocheux... Tout ceci rappelle fichtrement le fameux Ministère de la Vérité d'un certain auteur dont le nom est sur toutes les lèvres depuis quelques temps...

Et comme nous sommes le 31 décembre, que le réveillon approche et qu'il nous faut de la joie pour sauter dans une nouvelle année pleine d'incertitudes : relevons qu'a Fontainebleau, que ce soit pour les affaires cynégétiques comme pour les affaires sylvicoles, d'étonnant paradoxes s'affirment : plus les chasseurs tuent d'ongulés et plus il y d'ongulés... Et plus l'ONF protège la forêt, moins il y a d'arbres !
Faut-il comprendre qu'une forêt totalement protégée est une forêt sans arbre ? Étonnante perspective !

Bref, s'il faut saluer la volonté exprimée par l'office de renouer avec les techniques de futaie jardinée (on attend d'en voir la mise en œuvre), il semble bien que cette tentative de réorganisation spatiale d'une partie de la forêt ne soit rien d'autre qu'une première menée vers un productivisme plus débridé, une première étape vers la mise en place d'une forêt de production, d'un "champs d'arbres" où tout sera fait pour faciliter le travail des engins forestiers et où le promeneur et le naturaliste n'auront plus leur place. Qui souhaite en effet se balader dans une forêt comme on fait ses courses dans un hypermarché, en parcourant des rayons strictement parallèles, scientifiquement disposés à l'espacement calibré ?

https://krapooarboricole.wordpress.com/


On se donnera rendez-vous à l'angle de la 112ème Nord et de la 30ème Est... Le bel espace naturel que voilà !

Elle est où ma place de brame ???

Faisons remarquer au passage que des layons de la sorte on déjà été tracés en forêt de Fontainebleau ces dernières années, sans annonce ni concertation, dans quelques secteurs que les connaisseurs de la forêt reconnaitront. Il semble bien qu'ils ne soient guère utilisés que par les chasseurs qui y trouvent la possibilité de perspectives dégagées. Un beau cas d'adaptation en quelque sorte.


jeudi 26 décembre 2019

Libération : quelle place pour les mammifères sauvages ?

https://www.liberation.fr/planete/2019/12/24/quand-les-mammiferes-sauvages-perdent-leur-place_1769555


Article à rapprocher de la situation à Fontainebleau où la plupart des locaux sont excédés par la présences des sangliers et demandent son extermination, où les céréaliers à la périphérie de la forêt font le forcing pour que la faune sauvage soit, sinon éradiquée, au moins très nettement limitée, où les marchands de planches pèsent de tout leur poids pour voir les populations de cervidés disparaitre et où le directeur cynégétique de la forêt de Fontainebleau se félicite de la diminution des populations de faune.



Un jour viendra où les gamins en ballade avec leurs parents en forêt de Fontainebleau ne pourront plus apercevoir au détour d'un chemin la course gracieuse d'une biche ou le trot bourru d'un sanglier, ils ne pourront plus interroger du regard leurs parents, au coucher du soleil, un soir de septembre, après avoir entendu un profond cri guttural émerger d'un taillis proche. 

Ne resteront que des machines, tracteurs, débusqueurs, porte-grumes, qui sillonneront les layons, prioritaires et bruyants, que quelques promeneurs désabusés devront éviter sous peine de se voir accuser d'entraver la croissance économique locale. Le veau d'or aura gagné.