jeudi 23 juillet 2020

La forêt française en proie à l'idéologie ultra-libérale

Toutes les andouilles adeptes de l'idéologie ultra-libérale décomplexée et d'une croissance infinie destructrice le répètent à l'envie : la superficie de la forêt française augmente. L'argument purement mathématique présente pour ces gens le double avantage d'une apparente infaillibilité tout en dispensant de réfléchir à ce qu'est une vraie forêt.

En réalité, ce n'est pas la superficie des forêts qui augmente en France mais la surface des espaces plantés d'arbres, ce qui n'est pas du tout la même chose. Il suffit d'aller se balader dans le Morvan pour s'en rendre compte, il n'y a aucune ambiguïté possible : les monocultures parfaitement ordonnées d'arbres du même âge ne peuvent en aucun cas être assimilées à des forêts de qualité présentant un intérêt pour la bio-diversité. Ce ne sont que des champs d'arbres identiques organisés pour une meilleure productivité qui sont, au contraire, l'antithèse de la diversité biologique.


Le dogme ultra-libéral étant assez partagé depuis quelques années au sommet de l'Etat, sous l'impulsion de son chef, c'est tout à fait logiquement qu'on prépare le terrain à une exploitation productiviste de notre patrimoine forestier. C'est à dire en réalité la dépossession de l'usage d'un bien national commun au profit d'intérêts privés. Dans cet optique, c'est tout naturellement, si j'ose dire, qu'il faut briser le dernier rempart de bon sens collectif que représentent les agents de l'office gestionnaire qu'est l'ONF, des agents de terrain qui, dans leur grande majorité, aiment leur métier et la forêt de qualité dont ils ont la charge :


Il ne suffisait pas de mettre l'ONF à genoux en lui imposant un budget de fonctionnement anémique, il faut aussi dorénavant soumette son personnel à la loi du marché en le précarisant, plus sûr moyen de s'assurer de sa docilité.

Heureusement, la majorité silencieuse n'est pas dupe et il existe même des politiques qui entendent lutter contre cette vision exclusivement économique du monde, c'est à dire l'écrasement systématique du beau et du spirituel par le Veau d'Or. Indépendamment de toute question politique, on ne peut qu'être en accord avec le constat de la députée Mathilde Panot et être solidaire du combat qu'elle entend mener.


La vraie forêt française existe encore belle et bien, souvent malmenée comme à Fontainebleau, elle recèle toujours une richesse biologique inestimable et des trésors de beauté que seul un sursaut populaire pourront préserver. Ne laissons pas disparaitre notre patrimoine forestier commun dans la gueule du monstre !


jeudi 2 juillet 2020

Pétition à signer : "Stop au massacre des cervidés de la forêt de Fontainebleau !"

Un collectif de citoyens et naturalistes vient de mettre en ligne, via la plateforme change.org, une pétition dénonçant la mauvaise gestion cynégétique en forêt de Fontainebleau et demandant au Préfet de Seine-et-Marne d'intervenir pour réviser à la baisse le plan de chasse tel que défini pour l'année à venir.

Ceux qui suive ce blog savant que je partage depuis longtemps le constat (même si la chasse n'est qu'un symptôme du problème*) et les inquiétudes exposées dans cette pétition :



* il faut rappeler que, en l'occurrence, consciemment ou non, les chasseurs ne sont que le bras armé de certains intérêts économiques qui ne conçoivent pas de devoir partager le patrimoine forestier avec une faune sauvage empêcheuse d'exploiter en rond. Depuis que de violentes et austères réformes budgétaires ont placé l'ONF dans la main de l'industrie sylvicole, nous constatons une profonde altération de la forêt par la prolifération des enclosures, l'augmentation drastique des volumes de coupes et une volonté à peine voilée de faire disparaître la grande faune considérée comme nuisible à l'exploitation. Si l'on ajoute à cela la surfréquentation du massif qui déplace les populations de cervidés vers les terres agricoles périphériques et les changements climatiques qui perturbent les grands équilibres biologiques, on obtient un joli nœud gordien. Cela étant précisé, il ne faut pas se faire d'illusions : si aujourd'hui les cervidés (qui sont les habitants naturels des forêts françaises depuis toujours) sont indésirables en forêt, demain, ce sera nous.


"Mise en valeur" au Rocher de Milly en 2019

Reporterre fait le point sur les coupes rases

Un article intéressant sur le site Reporterre fait le point sur les coupes rases qui perdurent malheureusement dans certaines régions françaises et des perturbations qu'elles engendrent dans les milieux naturels. Intéressant pour ceux qui, au sein de l'ONF, doutaient encore récemment de leur impacte.


A Fontainebleau, l'ONF s'est engagé à réduire drastiquement puis à cesser l'utilisation de cette méthode de récolte dans les années qui viennent. Il est vrai que l'état sanitaire très dégradé de certaines parcelles rendait cette pratique radicale parfois nécessaire - mais pas toujours - et pouvait déclencher un mécontentement compréhensible.

Il faudra tout de même prendre garde à ce que les fameuses coupes de "mise en valeur" pratiquées depuis quelques années à Fontainebleau ne finissent par se substituer aux coupables pratiques du passé. Que le problème évacué par la porte ne revienne par la fenêtre, en quelque sorte.




samedi 6 juin 2020

Déconfinement en forêt de Fontainebleau : fenêtre sur l'avenir ?

L'affaire du COVID-19 et ses conséquences sur la fréquentation forestière à Fontainebleau, au moment du déconfinement, aura permis de tirer plusieurs enseignements précieux car potentiellement révélateurs de ce qui pourrait attendre notre belle forêt dans le futur.

Tout d'abord, ce qui doit être relevé, c'est le formidable engouement des citadins pour cet espace naturel et la confirmation sans appel que la forêt est bien davantage qu'un patrimoine économique qu'il convient de rentabiliser. Son rôle social et sanitaire est ici parfaitement exprimé. Il conviendra de conserver cet évidence à l'esprit lorsque seront prisent les prochaines décisions susceptibles d'attenter à ce rôle.

Ensuite, cette séquence prouve indéniablement que notre forêt n'est pas prête à accueillir un tel niveau de fréquentation. Les bouchons et perturbations générées par celui-ci ont contraint les forces de l'ordre à dresser plusieurs centaines de PV sur le seul premier week-end du déconfinement ! Au delà des seuls désagréments routiers, on imagine aisément quel impact cette surfréquentation soudaine peut avoir sur la faune sauvage en pleine période de mise-bas.

Enfin, et c'est bien triste, tout ceci nous confirme qu'il existe une fraction de la population qui consomme de la nature sans aucune considération pour sa préservation. S'il était besoin de prouver que la fréquentation touristique de masse engendre statistiquement une diminution qualitative des visiteurs, cette affaire en apporterait la parfaite démonstration. Incivilité, égoïsme, imprudence, abandon de déchets en forêt (masques), etc. Autant de comportements incompatibles avec la préservation d'un espace naturel fragile.


Merci Pascal Varambon et chlorofilmprod pour cette super vidéo !


Souhaitons, pour finir, que ces week-end de surfréquentation à Fontainebleau ne soient pas un avant-goût de ce qu'il adviendrait si les tenants locaux de l'exploitation économique sans limite de notre forêt arrivaient à leurs fins, notamment via les différents classements envisagés, dont celui de l'UNESCO, qui aurait sans aucun doute pour effet de considérablement massifier le tourisme vert et engendrerait inéluctablement une dégradation du milieu par les mécanismes que nous voyons actuellement à l’œuvre.

Ce déconfinement est un révélateur précieux d'enseignements pour l'avenir.


samedi 16 mai 2020

Ravages de l'anthropocentrisme

On trouve jusque parmi les rangs des défenseurs de la forêt de Fontainebleau, et par extension de la forêt française, de belles plumes pour étayer leurs idées d'arguments procédant d'un profond anthropocentrisme.

On savait la plupart des chasseurs, par confort intellectuel, rompus à cet exercice ; on a plus de difficulté à l'accepter d'individus ou d'associations se revendiquant de la défense de la nature.

Il faut bien analyser cette tendance, ses causes et ses symptômes, pour apprécier le tropisme qui en résulte : depuis les Lumières du 18ème siècle et la révolution industrielle du siècle suivant, l'homme occidental s'est à la fois défait des liens forts d'une spiritualité dominante et mis en capacité d'utiliser la majeure partie puis l'intégralité des ressources naturelles générées par notre planète. Du libéralisme anglo-saxon surgit l'idée de croissance économique perpétuelle, seule capable d'alimenter un système dont la crise est le moteur.

L'Homme est ainsi devenu à la fois le problème et la solution, à la raison et au bon sens se substituèrent lentement l'économie et ses experts qui promirent de remédier à la surconsommation et à l'inexorable destruction des ressources naturelles par l'intelligence et la technologie. Nous serions devenu, croyons-nous, l'alpha et l'oméga. L'humain est à l'origine des maux auxquels il prétend pouvoir remédier. Il cultive l'oxymore et son "développement durable".

Du vert pour la croissance

Cette pensée a lentement infusée les esprits jusqu'à produire aujourd'hui toute une gamme de défenseurs de la nature parfaitement compatibles avec l'économie de marché et ses dérives ultra-libérales. Non pas qu'ils en soient pleinement conscients mais un sous-jacent puissant les animent : l'être humain serait le centre de gravité autour duquel la nature "son environnement" se meut et lui seul pourrait la déterminer et la contraindre. Autrement dit, l'Homme se serait substitué à la Gaïa de Lovelock en possèdent  mieux qu'Elle le "sens de la vie", la finalité d'un vivant jugé trop peu compatible avec son épanouissement. Bref, il existe pour cet Homme-là deux êtres vivants : celui qu'il consomme dans l'exercice de sa croissance infinie et celui qu'il contraint pour y parvenir.

Nous y voilà justement, en plein anthropocentrisme, gavés de l'illusion d'être autre chose qu'un animal totalement dépendant du vivant, croyant pouvoir orienter par ici, plier à sa volonté par là, tel ou tel peuplement, telle ou telle espèce, trop ceci ou pas assez cela.

Le résultat de cette illusion est déjà mesurable et mesurée. Les données statistiques de l'anthropocène sont édifiantes : la bio-diversité connait une chute catastrophique depuis deux siècles, notamment due à la disparition des habitats forestiers. On a coupé 12 millions d'hectares de forêt tropicales en 2018, remplacée par de la monoculture oléagineuse ou céréalière. En Europe, les forêts anciennes sont peu à peu remplacées par des forêts de production aux essences homogène à faible valeur biologique : on communique sur les superficies boisées mais jamais sur la qualité de ces boisements. Un nombre d'espèces animales et végétales considérable a déjà été irrémédiablement perdu, répertoriées ou encore inconnues. L'accroissement global des températures n'est plus à démontrer, on sait que la disparition des forêts de qualité est un élément majeur de l'équation.

Nonobstant, un tel bilan, bien loin de provoquer quelques doutes chez l'anthropocentriste, affermira sa conviction que "la nature" elle-même a besoin de son action corrective et que cette dernière seulement sera effective pour la guérir des maux qu'elle porte en elle intrinsèquement. C'est ainsi qu'on aperçoit de temps à autre, au détour d'une feuille de choux ou d'une page internet, les signes d'une telle disposition d'esprit parmi les défenseurs de la nature.

On justifie la coupe à blanc d'une parcelle forestière pour "favoriser la bio-diversité" car comme chacun sait, elle est bien supérieure dans une prairie nue et exposée aux éléments que sous un couvert forestier ancien et protégé (...) ;

On s'étonne qu'un projet de "mise en valeur d'un espace forestier" qui propose de percer des layons de débardage parallèles espacés de 12 mètres seulement - défigurant et dénaturant profondément le site en question pour le transformer de facto en site de production - rencontre une vive réticence parmi la population locale ;

On ose prétendre que l'action des plantes pionnières comme le bouleau qui referment les trouées forestières est néfaste à la bio-diversité alors même qu'elle est l'indispensable préambule à son enrichissement ;

On défend les coupes de "mise en valeur de chaos rocheux" au motif que ces mêmes rochers ont été par le passé dépourvus de couvert forestier, autrement dit on cautionne les erreurs contemporaine par un passé heureusement révolu (à cet aune on pourrait à Fontainebleau faire valoir l'état de la forêt de Bière au 17ème siècle qui avait été semble-t-il surexploitée pour raser la moitié de la forêt actuelle) ;

On cautionne l'extension de la période de chasse du sanglier en France, y-compris l'été dans certains département, alors que l'accroissement de sa population est la résultante directe de l'activité humaine et de la mauvaise gestion cynégétique dont il a fait l'objet. Son nourrissage restant d'ailleurs autorisé, ce qui n'est probablement pas la meilleure solution pour en faire diminuer les effectifs ;

On déclare peu ou prou, en dépit de toute vraisemblance, que l'action humaine est indispensable à l'obtention d'une forêt de qualité alors qu'il est facile de vérifier que partout où il a altéré la forêt primaire, l'Homme a fait chuter la biodiversité (on peut d'ailleurs constater facilement à Fontainebleau que les réserves intégrales sans interaction humaine sont plus intéressantes biologiquement que les espaces "cultivés") ; il est d'ailleurs prouvé que les écosystèmes forestiers préservés de l'action humaine ont une biodiversité largement supérieure aux forêts exploitées.

On décris la forêt comme un espace "devant répondre à la demande sociétale", qu'elle soit économique ou de loisir, c'est à dire asservi aux seuls besoins humains en obérant le fait que c'est d'abord un habitat pour la faune et la flore et ensuite un rouage indispensable aux échanges gazeux et au cycle de l'eau ;

Enfin on répète à l'envie, pour justifier certains excès de l'exploitation forestière contemporaine que, concernant notamment Fontainebleau, la forêt ne serait apparue que grâce à la volonté humaine et aux plantations réalisées. C'est doublement faux, dans les faits et dans le principe. Dans les faits car il parait clair à la fois aux biologistes et aux historiens que les grandes plantations initiées par Colbert furent effectuées en réaction à une trop grande utilisation de la forêt qui provoqua la disparition des 2/3 du couvert forestier au début du 17ème siècle. La demande en bois de qualité étant forte pour répondre aux exigences de la marine et de la guerre, la plantation de certaines essences fut privilégiée et une utilisation organisée de la forêt mise en place. Il est donc clair que la forêt ne fut pas entièrement plantée à cette occasion mais qu'elle fut seulement regarnie. Dans le principe car il parait difficilement tenable d'invoquer l'action de nos aïeux il y a 3 siècles et demi pour justifier aujourd'hui la surexploitation de la forêt qu'ils ont contribué à pérenniser !
Utilisation des espaces au début du XVIIIème siècle - la forêt a presque entièrement disparu en France
Impact de l'Homme sur la surface forestière en France. On remarquera l'augmentation récente provoquée par les reboisements de production.

De chacun de ces exemples exsude la même certitude, enfouie ou assumée, que l'être humain possèderait un droit privilégié sur la nature, qu'il en serait le centre de gravité et que tout devrait converger vers lui. On peut donc admettre que l'anthropocentrisme diffuse son propre champs de certitude qui, quand il est violé, c'est à dire quand la nature ne semble pas toute entière destinée à l'assouvissement des besoins humains, génèrent de la part de ces derniers des tentatives de corrections qui sont très souvent néfastes et contreproductives.

De telle sorte qu'il paraît légitime à chacun d'exiger sa part de forêt et de l'utiliser à sa guise, pour assouvir ses besoins : tantôt un cycliste exigera que soit tracée une piste réservée à sa seule pratique, un chasseur demandera à ce que la forêt soit interdite aux autres usagers, un promeneur refusera de partager une trace, un photographe demandera la proscription de la chasse, un bucheron fera une coupe à blanc au nom de la bio-diversité, un adepte des quads transgressera les interdictions, un automobiliste réclamera la destruction des sangliers, un céréalier celle des chevreuils, etc. Autant d'exigences anthropocentristes qui, d'altérations en altérations, d'autorisations préfectorales en autorisations préfectorales, nuisent profondément à la forêt et en font chaque jour un lieu où la bio-diversité réelle - et pas celle fantasmée - diminue.

Cet effondrement a déjà commencé, il est parfaitement visible à Fontainebleau, la pression est forte, qu'elle soit sociale ou économique. Les anciens le disent tous : la forêt de leur jeunesse a disparue, une partie de la faune également, quoiqu'en disent certains.

Ce constat effectué, il nous appartient ce décider de l'avenir de nos forêts péri-urbaines. En faire des abris pour le vivant, poumons verts indispensables à notre espèce, gérés avec parcimonie. Ou des centres de loisirs et de production, asservis à nos désirs, dépourvus de faune sauvage et desquels tout ce qui entrave la pleine expression de notre anthropocentrisme aura été éliminé.

samedi 11 avril 2020

L'arrêté révélateur.

Que s'est-il passé dans l'esprit du préfet de Seine-et-Marne pour qu'il imagine demander aux chasseurs locaux de se transformer en auxiliaires de basse police en dénonçant aux autorités les contrevenants au confinement ?


On connaissait déjà la proximité de la préfecture avec les chasseurs et sa bienveillance pour ce lobby qui n'existe pas. Une amitié vivace depuis de nombreuses années, consolidée d'arrêtés en arrêtés et de dérogations en dérogations.

Malheureusement en amour comme dans bien d'autres occurrences, aller trop loin et trop vite peut être préjudiciable. On aura sans doute soufflé à l'auguste oreille préfectorale avec un empressement et une assurance déraisonnable... Et patatras, la presse nationale s'en empara !

Il semble que bien peu de chasseurs ne se soient livrés à l'exercice de dénonciation, ce qui est tout à leur honneur.

Nonobstant, cette affaire illustre bien l'étonnante symbiose, encouragée par de jupitériennes dispositions, qui caractérise les relations entre les successifs représentants de l'Etat en Seine-et-Marne et la corporation des chasseurs. A méditer pour les opposants locaux aux arts cynégétiques.


lundi 6 janvier 2020

Fontainebleau : merci la forêt !

Fontainebleau vient d'apparaître au deuxième rang des villes de plus de 10.000 habitants les plus agréables de France dans un classement effectué par le site L'internaute.
La République de Seine et Marne nous apprend dans cet article que c'est grâce essentiellement à son environnement forestier noté 20/20 (on a cherché cette note en vain sur le site internet mais faisons confiance au rédacteur de l'article).


Ceci rappelle, s'il en était besoin, le profond attachement des bellifontains (et de tous les franciliens) à cette magnifique forêt et son rôle essentiel dans l'épanouissement et la qualité de vie des populations avoisinantes. Il est primordial que nous fassions tous les efforts nécessaires, individuellement et collectivement, à sa préservation et que nous demeurions vigilants face aux différents intérêts qui pourraient lui nuire.

C'est ce que je tente de faire modestement avec ce blog et mes quelques photographies régulièrement diffusées. J'en profite pour remercier ici ceux qui me suivent et tous les amoureux de la forêt qui diffusent autour d'eux l'idée de respect du vivant et de l'émerveillement, essentiels à la sauvegarde de la nature et, sans aucun doute, de notre espèce.